Leah à contretemps – Becky Albertalli

Dans la lignée de Love, Simon, c’est tout naturellement que j’ai continué avec la suite, centrée cette fois-ci sur le personnage de Leah. C’était une assez bonne lecture, même si j’ai préféré Love, Simon. Je vous en parle plus en détails !

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I N F O R M A T I O N S
LEAH A CONTRETEMPS–  BECKY ALBERTALLI
2018
ÉDITEUR : HACHETTE
NOMBRE DE PAGES : 393
GENRE : ROMAN JEUNESSE
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★★★

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Moi, c’est Leah. Leah Burke. (Semi-)pro de la batterie. Gribouilleuse clandestine. Meilleure amie du choubidou du lycée, mon best bro, le démolisseur d’Oreos, j’ai nommé  : Simon Spier. C’est notre année de terminale, la dernière ligne droite avant la fac. Alors, forcément, tout part en vrille.

Le couple insubmersible formé par Abby et Nick est en train de prendre l’eau. Je me suis fâchée avec des filles que je connais depuis la maternelle. Et plus le temps passe, plus j’ai l’(affreuse) impression que notre pote Garrett veut sortir avec moi. Il est mignon. Adorable. Prévenant. Le genre de mecs que n’importe qui aimerait avoir comme cavalier au bal du lycée.

Mais pas moi. Ah oui, je ne vous l’ai pas dit  ? Paraît que j’adore me compliquer la vie… 

Je ne vais pas mentir, mais j’ai trouvé l’histoire de Leah comme étant un copié/collé, à quelques détails près, de l’histoire de Simon. Becky Albertalli n’a pas vraiment pris de gros risques dans ce roman : l’histoire reste quand même sympathique mais je ne l’ai pas trouvé extraordinaire non plus. Il s’est passé un an après que Simon se soit mis avec Bram et ces deux là filent le parfait amour, aucun soucis de ce côté. Leah appartient à une bande d’amis cools, à un groupe de musique et c’est surtout sa dernière année au lycée. Leah tout comme ses amis sont en pleine effervescence au sujet du bal du lycée puis de l’université mais sa vie ne semble pas vraiment chaotique : elle plaît à Garrett mais Leah semble indifférente. C’est d’ailleurs ça qui m’a dérangé et qui m’a empêché de l’apprécier totalement : Leah est un personnage très froid, qui met tout le monde à distance et qui est très vache à certains moments, voire méchante. Franchement, j’avais envie de lui tirer les cheveux à certains moments tant elle m’agaçait, c’est assez dommage car l’auteure en fait un personnage à la limite de l’antipathie. Leah a un caractère plus que mordant, toujours à la recherche de la perfection et est parfois -souvent- agressive pour rien ce qui rendait l’atmosphère du livre étouffante, réellement. J’ai eu l’impression qu’elle aimait se retrouver dans ce genre d’atmosphère et qu’elle aimait « saboter » la vie des autres car si elle ne peut pas être « bien », personne ne peut l’être. J’ai notamment eu cette impression concernant sa mère, qui refait sa vie avec un homme, chose que Leah ne semble pas accepter et ne se prive pas pour le faire remarquer à sa mère, quitte à avoir une attitude plus que déplacée envers sa génitrice !

Pour une suite, j’avoue avoir été un peu déçue car l’auteure a vraiment choisi certaines facilités. Leah à contretemps m’a paru comme était une « fanfiction » à certains moments, sans une vraie profondeur… Le sujet de la bisexualité n’est pas tellement exploré finalement -ou alors timidement- ce que je trouve dommage, l’auteure nous montre dès le départ que Leah est indécise sur ses émotions, sentiments mais outre cet aspect là ? Je n’ai pas vu grand chose de plus… Peut-être que je suis dure dans mon avis, pourtant c’est de cette façon dont je perçois ma lecture. L’auteure parvient quand même à nous emmener dans cette recherche d’identité sexuelle, nous interroge sur toutes ces questions au travers du personnage de Leah qui se retrouve prise au piège entre Garrett et Abby. Autre point qui m’a un peu chiffonné : Leah semble avoir une tolérance réduite, si elle excelle dans un domaine, l’autre personne doit le tout autant. Je pense notamment au fait qu’Abby s’interroge réellement sur sa sexualité, qu’elle se dit « presque bi ». Cette remarque fait carrément déjanter Leah, comme si, le fait que Leah sache son orientation sexuelle avec précision oblige quiconque à en faire de même ! Leah sait qu’elle est bisexuelle depuis ses 11 ans pourtant le dire semble être une épreuve insurmontable pour la jeune fille… Pourtant, elle sait qu’elle est entourée de personnes totalement tolérantes mais une boule dans la gorge l’empêche de dévoiler ce secret.

Cependant, Leah est un personnage féminin fort avec de belles revendications, de beaux messages : l’acceptation de soi, de son corps, le passage du lycée à l’université… Tout autant de sujets qui touchent finalement un jeune (plus une jeune fille) aujourd’hui. Avec Leah, on assiste à un romance mignonne, progressive mais, qui, selon moi est « bâclée » et écrite rapidement à la fin, ce qui lui enlève un peu de son charme. Il y a des rebondissements mais elle n’égale en rien celle de Simon et de Blue, même si voir les sentiments évoluer en Leah et Abby m’a fait sourire. La plume de Becky Albertalli nous entraîne cependant en plein cœur d’un lycée américain, avec les tracas, les histoires entre amis mais surtout le « bal du lycée », qui représente THE moment chez tout adolescent américain. J’ai aimé découvrir la bande de Simon sous le regard de Leah : on a pu rencontrer Morgan et Anna, on a également eu droit à des bonus concernant Bram et Simon, puis on rencontre Garrett également, un garçon tout à fait charmant. Bref, c’est toujours une belle bande et comme j’avais ressenti ce sentiment d’appartenance en lisant le livre précédent, ce sentiment persiste avec Leah à contretemps. Cependant, je reviens sur mon idée de départ : je trouve le personnage de Leah beaucoup moins attachant que celui de Simon et j’en viens à me demander comment Abby parviendra à la supporter. Je ne dis pas que Leah ne mérite pas une belle histoire d’amour, mais ce que je ressens envers ce personnage me laisse indécise, perplexe… Elle est attachante -d’une certaine manière- car je me reconnais en elle sur certains points : la peur d’essayer un vêtement, être complexée, adorer les fanfics, dessiner… Oui c’est tout moi sur ces différents points ! Pour le reste…

Alors non, ce n’est pas un coup de cœur, ce fut une lecture agréable, d’ailleurs le livre m’a duré trois jours donc je l’ai lu assez vite mais je n’ai pas ressenti ce que j’ai ressenti en lisant Love, Simon. Je pense aussi qu’il y a un décalage avec la traduction car Leah utilise un vocabulaire assez familier, voire très familier. Donc bien, sûr je le fais également, mais y’a un véritable « bombardement » dans ce livre, que ça en devient insupportable. Je ne sais pas si c’est pour coller avec le fait que Leah joue de la batterie mais je trouve ça réellement dommage si c’est réellement cas.

Merci pour votre lecture et prenez bien soin de vous.

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7 commentaires sur « Leah à contretemps – Becky Albertalli »

  1. Dure dure ta chronique, elle me donne envie de lire ce roman et en même temps elle me fait peur, peur d’être terriblement agacée par l’héroïne comme toi. Moi aussi, ça m’intéresse de suivre un personnage qui se dit bisexuel et j’aimerais bien retrouver la bande de Love Simon que j’avais trouvée très attachante. J’hésite, j’hésite.
    Merci pour la critique 🙂

    Aimé par 2 personnes

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