Et le désert disparaîtra – Marie Pavlenko

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Après Un si petit oiseau et Je suis ton soleil, il était tout naturel que je me lance dans la découverte de ce nouveau roman de Marie Pavlenko. Elle l’avait annoncé : celui-ci est différent de ses précédents écrits. Et le désert disparaîtra a une certaine empreinte écologique et un message fort à faire passer. Qu’à cela ne tienne, j’étais encore plus impatiente et décidée de le lire et de découvrir ce nouvel univers.

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I N F O R M A T I O N S
et le soleil disparaîtra  – MARIE PAVLENKO
2020
ÉDITEUR : FLAMMARION JEUNESSE
NOMBRE DE PAGES : 240
GENRE : JEUNESSE / dystopie
THEMES : environnement / anticipation
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★★★★★

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RÉSUMÉ

Samaa vit dans un monde qui pourrait être le nôtre bientôt. La vie a presque entièrement disparu de la surface de la Terre. Le sable a tout dévoré.
Son peuple, nomade, traque les derniers arbres et vend leur bois pour survivre. Samaa aimerait être chasseuse, elle aussi, mais c’est une charge d’homme. Un jour, elle désobéit et suit les chasseurs. Mais le désert a mille visages. Samaa se perd, et fera une rencontre qui changera le destin de sa tribu à jamais.

AVIS

Bon alors… Comment vous dire…

Je ne vais pas tergiverser pendant longtemps mais cette lecture a été très laborieuse pour moi, j’ai presque failli l’abandonner tellement je n’arrivais à avancer et à donner sens à ce que je lisais. Je m’attendais à lire quelque chose de différent et pour le coup, oui ça l’est : je n’ai pas réussi à retrouver la plume si particulière et dynamique de Marie Pavlenko. Cette-dernière nous plonge dans un univers qui pourrait très bien être le nôtre : réchauffement climatique, nouveaux modes de vie… Marie Pavlenko nous plonge au coeur d’un désert sans fin, où l’air n’est plus respirable et où les denrées se font rares. Nous suivons particulièrement le quotidien de Samaa, une jeune fille d’un tribu qui rêve d’intégrer les chasseurs, comme son père a pu le faire des années auparavant. Mais attention, ce ne sont pas des chasseurs au sens que nous pouvons imaginer, nous. Non, ces chasseurs là chassent les arbres, pour les abattre et les revendre à la grande ville en échange de denrées vitales comme de l’oxygène, de l’eau, de la nourriture. Cependant, cette « caste » de chasseurs n’est ouverte qu’aux hommes, et Samaa est une fille…

Vous voyez déjà apparaître une première tension dans l’intrigue de ce roman. Outre cet aspect plus ou moins développé sur la tribu, nous en savons relativement peu sur la vie de Samaa, des traditions, des us et des coutumes et c’est bien ce que je reproche à ce roman : de ne pas avoir été plus loin que de simples phrases introductives. C’est assez dommage car il y aurait vraiment eu matière à développer et à comprendre comment le désert à tout recouvert, comment certaines connaissances ont pu se perdre… Et comment on en est venu à vendre des ARBRES ??? Marie Pavlenko intègre cependant l’Ancienne, un personnage important pour l’intrigue qui apparaît comme témoin d’une époque révolue, fervente défenseure de la cause des arbres mais que toute le monde, y compris Samaa, pense folle. Pour vous dire…

Vous vous en doutez : Samaa prend l’initiative de se rendre dans le désert pour la grande aventure et prouver qu’elle aussi peut faire aussi bien que les hommes : elle trouvera un arbre, et le ramènera à la tribu. Cependant son voyage se déroule plus ou moins comme l’avait imaginé : Samaa trouve bien un arbre, mais elle reste coincée au fond d’un trou pendant plusieurs jours. Le lecteur voit alors une transformation et un cheminement mental intéressant gagner peu à peu la jeune fille quant à l’utilité de l’arbre et à sa nécessité. Le roman véhicule de beaux messages et une belle prise de conscience au travers du personnage de Samaa, de ses actions mais aussi de son courage à affronter les épreuves de la vie. Il est certain que face à cette héroïne, nous ne pouvons pas rester indifférent… Mais voilà, j’ai trouvé le roman très long, et ma lecture était très fastidieuse car je n’arrivais pas à me plonger totalement dans cette intrigue, ce récit.

Ce nouveau roman est très contemplatif : le lecteur est à l’extérieur et il y a peu de moments où nous pouvons réellement nous projeter dans le récit, c’est vraiment une des choses qui m’a manqué pendant ma lecture. J’avais l’impression d’être sur un banc et de regarder les gens défiler sans pouvoir ne rien faire d’autre. Un autre élément, très perturbateur pour moi, est l’absence totale de repères « classiques » tels que les chapitres. Alors oui, je sais, c’est un détail assez bête et infime mais, honnêtement, je me sentais totalement perdue car je n’avais aucun moyen d’estimer mon temps de lecture restant, savoir où exactement je pouvais m’arrêter… Cette mise en page est un parti pris que je peux tout à fait comprendre, surtout si elle s’inscrit dans l’idée que nous nous savons plus vraiment à quoi ressemble un livre (dans l’univers de l’auteure) mais je me suis retrouvée fort dépourvue au moment de ma lecture.

Le peu d’informations (essentielles) sur l’univers m’a un peu « saoulé » (je ne sais pas comment le dire) mais même encore aujourd’hui, je vous en parle mais tout est flou pour moi. Il y a des choses qui ne font pas sens pour moi et déjà par l’emploi du vocabulaire… Peut-être que je ne suis pas d’une intelligence fine mais pour le coup il y avait certains aspects de l’histoire que je trouvais incohérents : pourquoi chasser le bois et en faire des objets de luxe ? Quelles sont rivalités entre les tribus ? Pourquoi y-a-t-il des tribus ? Qu’est-ce qu’un foutu « krall » ou « kral » (je ne sais même plus !) ? Bref, je me posais tellement de questions pendant cette lecture que j’en étais épuisée à la fin. J’aurais tellement aimé en savoir sur la vie de la tribu, les coutumes et les traditions : je pense que ça aurait pu apporter un vrai bonus à l’histoire et ne me donner cette impression « d’univers creux ». Les messages véhiculés autour de l’environnement, l’écologie, la protection de la faune et la flore sont très beaux en eux-mêmes mais cela n’a pas suffit pour me faire totalement apprécier cette histoire.

L’ouverture et la clôture du romans sont très bien pensées mais encore une fois, je les ai trouvé maladroite car l’entrée en matière se fait un peu « hors contexte », et il y a ce décalage assez fort entre le « prologue » et le début du récit. J’ai vraiment l’impression que pour ce roman, c’est tout ou rien : soit on aime, soit on n’aime pas. J’ai vu très peu d’avis mitigés pour l’instant, donc ma chronique peut paraître très négative mais voilà : je n’ai pas aimé ce nouveau récit de Marie Pavlenko. J’ai largement préféré sa plume dans ses précédents récits mais je vous conseille néanmoins d’avoir la curiosité de découvrir Et le désert disparaîtra, ne serait-ce que pour les questions soulevées autour de l’environnement mais aussi autour de la place de la femme au sein d’une société – communauté de personnes.

Merci pour votre lecture et prenez bien soin de vous.

Un commentaire sur “Et le désert disparaîtra – Marie Pavlenko

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